mercredi 2 mai 2012

Conclusion - Joëlle


Chères lectrices, chers lecteurs,

Ma contribution à ce blog touche à sa fin. Cet article à doc pour ambition de conclure cette aventure en décrivant ce que j'ai pu retiré de cette expérience.



Tout d'abord je dois bien vous l'avouer, bien que cela sorte un peu de l'ordinaire de nos jour, je n'avais, auparavant, jamais participé à la vie d'un blog. Bien sûr, étant ado, j'entendais en permanence parler de blog, de ces espaces particuliers, souvent utilisés comme un journal intime en ligne. Seulement moi, quand j'avais quatorze ans, mon journal intime, l'était, intime. Pas question de partager ou de mettre sur la toile les moindres de mes états d'âmes ou photos.
Pourtant qu'une dizaine d'années plus tard, j'apprends un matin que la modalité d'évaluation d'un de mes modules porte, justement, sur l'élaboration d'un blog et d'une réflexion autour des possibilités et enjeux du web 2.0.
« Bon, (me dis-je,) le web 2 quoi ? »


Quelques articles lus sur le sujet et discussion avec mes collègues plus tard, je me lançais.
J'ai vite découvert, que finalement, un blog c'est hyper modulable, et qu'il n'est nul besoin d'être un crac en informatique pour rapidement en maîtriser les nombreuses possibilités.
Il est effectivement assez facile d'y poster articles, vidéos ou photos. J'ai également été surprise par le plaisir que j'ai pu trouver à signer des articles, qui, ne sait-on jamais, seront éventuellement lu par d'illustres inconnus.
Je ressens également actuellement, cette mise en lien qui peut être favorisée par l'entretien d'un blog ou les différents administrateurs peuvent tour à tour poster, tandis que les internautes ont la possibilité de profiter de ces postes, mais également de les commenter.
Je pense que ces plateformes représentent une opportunité de partager des idées, d'interagir, de créer le débat.
Et puis le contenu de nos blogs fut également pour moi une révélation : investiguer le web 2.0, en découvrant plus précisément ce qu'il est, même s'il faisait déjà partie de mes habitudes de vie, sans que je n'en ai réellement conscience. J'ai pu également porter mon attention sur les limites et parfois même les dangers qu'il représente, car même si on a parfois l'impression de comprendre et de maîtriser les différents accessoires de ce web interactif, je me suis suis rendue compte que bien souvent notre vigilance laisse place à nos habitudes et que finalement, résident souvent de véritables enjeux derrières les gestes anodins.
J'ai été particulièrement marquée par les vols d'identités perpétrés sur les différents réseaux sociaux, mais surtout par les conséquences que ces larcins peuvent entraîner. J'ai pu par ailleurs, mesurer l'implication de la vie virtuelle dans la vie réelle, notamment par le témoignage (via reportages), de certains jeunes proche de la dépression suite aux désormais fameux « anti-buzz », et de l'inapplicable droit à l'oubli dans ces cas particuliers.
Ce genre de dérives du web 2.0 continuent à m'interroger. En effet, s'il permet une large palette de possibles et s'il semble être LE phénomène de société du XXIème siècle, s'il semble être l'espoir d'une remise en lien des individus, il ne semble pas pour autant échapper aux revers de la collectivité ; si les uns se sentent plus unis, les autres se sentent exclus, ou le sont.

En tant que travailleur social - et plus particulièrement - qu'animateur socioculturel, je pense qu'il fait partie de notre mandat de se pencher sur cette problématique notamment. Ces différentes possibilités que présentent le web 2.0 sont réellement une chance à saisir pour épauler notre action professionnelle, car on l'a vu, elles favorisent souvent l'échange d'idées ou de ressources, la mise en lien, encouragent la participation, permettent de sensibiliser, de mobiliser, de se réunir autour d'un intérêts commun. Pourtant, le fait que la toile soit un espace aussi vaste qu'ingérable implique également qu'il en devienne, en partie, un espace de non-droit, ou fleurissent les désinhibitions et ou les frontières de l'inacceptables sont repoussées.

Je suis donc intimement convaincue qu'il faut prendre désormais encore plus garde ou bouc émissaire ou autres laissés pour compte, car si l'enfant laissé seul dans un coin d'un centre de loisirs est rapidement identifié, il n'en va pas du même ordre lorsqu'il s'agit d'internet !
En bref, le web 2.0 : à manier avec une certaines prudence, mais outil très pertinent, et certainement déjà un peu le futur!


 Alors, soyons pas réac' ! :-)

ABE

Joelle


Joëlle

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire