Chères lectrices, chers lecteurs,
Ma contribution à ce blog touche à sa
fin. Cet article à doc pour ambition de conclure cette aventure en
décrivant ce que j'ai pu retiré de cette expérience.
Tout d'abord je dois bien vous
l'avouer, bien que cela sorte un peu de l'ordinaire de nos jour, je
n'avais, auparavant, jamais participé à la vie d'un blog. Bien sûr,
étant ado, j'entendais en permanence parler de blog, de ces espaces
particuliers, souvent utilisés comme un journal intime en ligne.
Seulement moi, quand j'avais quatorze ans, mon journal intime,
l'était, intime. Pas question de partager ou de mettre sur la toile
les moindres de mes états d'âmes ou photos.
Pourtant qu'une
dizaine d'années plus tard, j'apprends un matin que la modalité
d'évaluation d'un de mes modules porte, justement, sur l'élaboration
d'un blog et d'une réflexion autour des possibilités et enjeux du
web 2.0.
« Bon, (me
dis-je,) le web 2 quoi ? »
Quelques articles
lus sur le sujet et discussion avec mes collègues plus tard, je me
lançais.
J'ai vite
découvert, que finalement, un blog c'est hyper modulable, et qu'il
n'est nul besoin d'être un crac en informatique pour rapidement en
maîtriser les nombreuses possibilités.
Il est
effectivement assez facile d'y poster articles, vidéos ou photos.
J'ai également été surprise par le plaisir que j'ai pu trouver à
signer des articles, qui, ne sait-on jamais, seront éventuellement
lu par d'illustres inconnus.
Je ressens
également actuellement, cette mise en lien qui peut être favorisée
par l'entretien d'un blog ou les différents administrateurs peuvent
tour à tour poster, tandis que les internautes ont la possibilité
de profiter de ces postes, mais également de les commenter.
Je pense que ces
plateformes représentent une opportunité de partager des idées,
d'interagir, de créer le débat.
Et puis le contenu
de nos blogs fut également pour moi une révélation :
investiguer le web 2.0, en découvrant plus précisément ce qu'il
est, même s'il faisait déjà partie de mes habitudes de vie, sans
que je n'en ai réellement conscience. J'ai pu également porter mon
attention sur les limites et parfois même les dangers qu'il
représente, car même si on a parfois l'impression de comprendre et
de maîtriser les différents accessoires de ce web interactif, je me
suis suis rendue compte que bien souvent notre vigilance laisse place
à nos habitudes et que finalement, résident souvent de véritables
enjeux derrières les gestes anodins.
J'ai été
particulièrement marquée par les vols d'identités perpétrés sur
les différents réseaux sociaux, mais surtout par les conséquences
que ces larcins peuvent entraîner. J'ai pu par ailleurs, mesurer
l'implication de la vie virtuelle dans la vie réelle, notamment par
le témoignage (via reportages), de certains jeunes proche de la
dépression suite aux désormais fameux « anti-buzz », et
de l'inapplicable droit à l'oubli dans ces cas particuliers.
Ce genre de dérives
du web 2.0 continuent à m'interroger. En effet, s'il permet une
large palette de possibles et s'il semble être LE phénomène de
société du XXIème siècle, s'il semble être l'espoir d'une remise
en lien des individus, il ne semble pas pour autant échapper aux
revers de la collectivité ; si les uns se sentent plus unis,
les autres se sentent exclus, ou le sont.
En tant que
travailleur social - et plus particulièrement - qu'animateur
socioculturel, je pense qu'il fait partie de notre mandat de se
pencher sur cette problématique notamment. Ces différentes
possibilités que présentent le web 2.0 sont réellement une chance
à saisir pour épauler notre action professionnelle, car on l'a vu,
elles favorisent souvent l'échange d'idées ou de ressources, la
mise en lien, encouragent la participation, permettent de
sensibiliser, de mobiliser, de se réunir autour d'un intérêts
commun. Pourtant, le fait que la toile soit un espace aussi vaste
qu'ingérable implique également qu'il en devienne, en partie, un
espace de non-droit, ou fleurissent les désinhibitions et ou les
frontières de l'inacceptables sont repoussées.
Je suis donc
intimement convaincue qu'il faut prendre désormais encore plus garde
ou bouc émissaire ou autres laissés pour compte, car si l'enfant
laissé seul dans un coin d'un centre de loisirs est rapidement
identifié, il n'en va pas du même ordre lorsqu'il s'agit
d'internet !
En bref, le web 2.0 : à manier avec une certaines
prudence, mais outil très pertinent, et certainement déjà un peu le futur!
ABE
Joelle
Joëlle



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire