mercredi 2 mai 2012

Et pour conclure...


Nous voici arrivées à la fin de l'expérience de bloggeuses !

À travers ce dernier article, je vais présenter une synthèse de mon aventure individuelle, en faisant référence à mes découvertes et à mes interrogations.

Pour moi, ce blog a été un moyen de mettre en mots des aspects d'internet utilisés quotidiennement par de nombreux individus. Le Web 2.0 a changé radicalement l'utilisation d'internet. Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, il permet une réelle interaction entre l'internaute et le contenu trouvé sur la toile. C'est un élément fondamental ! Par la réalisation de ce blog, j'ai pris davantage conscience de l'importance de cet outil avec ses désavantages mais aussi avec ses avantages non négligeables.

Aujourd'hui, et de plus en plus, j'ai le sentiment qu'internet peut devenir un véritable allié de l'animation socioculturelle. Ce blog m'a rendu attentive à la manière dont nous pouvions jouir des avantages de participation, d'interaction et de mobilisation qu'offre le Web 2.0, et ce notamment par les exemples sur les liens entre ASC et le Web 2.0.

Ainsi, au terme de ce blog, je retiens particulièrement l'utilité pour les travailleurs sociaux de pouvoir bénéficier d'un espace d'expression, de liberté et de créativité pour mener ses actions. C'était une découverte pour moi, dans le sens, où j'ai eu l'occasion de conscientiser des faits quotidiens. Pour exemple, je me suis passablement questionnée sur le rôle du Web 2.0 dans les révolutions arabes. J'ai d'ailleurs vu récemment un documentaire intéressant « Chronique d'un Iran interdit ». La réalisatrice a construit son film grâce, notamment, à des vidéos amateurs et publiées sur Youtube ou des photos clandestines prises avec un téléphone portable, parce qu'elle n'avait plus de visa pour accéder au pays. Pour moi, ces éléments du Web 2.0 sont, non pas une découverte en soi, mais une prise de conscience de l'importance de ces outils ! C'est un moyen facile et accessible de communiquer mais aussi de militer internationalement. Je pense aussi à la communauté créée récemment pour tenter d'apaiser le conflit Israël - Iran, à découvrir sans attendre !

A la fin de ce blog, j'ai simplement envie de faire part de mon enthousiasme quand je vois des individus utiliser la technologie et le progrès pour se mobiliser, se regrouper, et se rallier pour défendre des causes humaines !

Alors malgré tous les risques que nous avons nommés dans un des articles précédents, je crois aujourd'hui qu'il faut oser faire confiance aux individus et croire à leurs capacités d'utiliser ces outils de manière réfléchie et responsable !

Des interrogations demeurent encore : allons-nous pouvoir encore jouir de l'utilisation de ces espaces de liberté si les pays signent l'accord ACTA ? Certains craignent que ce traité ne soit que de la manipulation des états pour limiter les espaces d'expression et l'accès à l'information...d'autres estiment qu'il protège la propriété intellectuelle...le débat est complexe !
Le Web 2.0 sera-t-il freiné par des lois, des traités dictés par les états ? Affaire à suivre...


Merci d'avoir suivi notre blog, et à bientôt !

Marie


Et voilà... nous sommes déjà à la fin


Bonsoir peuple d'internet!
 
mais oui....  je suis déjà à la fin de cette expérience de blogueuse!!

Cette activité de créer un blog m'a donnée la possibilité d'apprendre de nouvelles connaissances tant a un niveau personnel qu'à niveau professionnel.
Quand j'ai commencé cette activité du blog, j’étais une utilisatrice d'internet mais sans vraiment avoir des connaissances spécifiques sur ce que j'ai toujours appelé «internet».  
J'utilise régulièrement des sites internet comme Facebook, Wikipedia ou Youtube sans savoir qu'ils étaient des technologies du Web 2.0.  
En effet, quand j'ai entendu le mot «Web 2.0» je me suis dit: «C'est quoi cela?».


Avec ce blog et les articles sur le Web 2.0 que nous avons dû écrire, j'ai pu apprendre que «internet» n'est pas une technologie statique comme je pensais avant, mais qu'il est toujours en évolution continue. J'ai pu comprendre comment l’évolution du Web 2.0 a amené différents avantages comme l'interaction des personnes et la création de nouveaux réseaux; mais aussi les différents risques comme par exemple le fait qu'on sait pas qui se cache derrière l'autre ordinateur ou que nous sommes pas toujours bien informé sur le traitement des données que nous mettons en ligne. 

Les articles sur les sujets libres ont été pour moi très intéressants car ils m'ont donné des exemples non seulement de comment on peut créer une communauté par rapport a nos intérêts personnels, mais aussi pour comment le Web 2.0 est un bon outil de communication pour l'animation socioculturelle.

En effet, je trouve que le Web 2.0 peut être vraiment un bon outil pour l'animation socioculturelle , si bien réfléchi auparavant. Plus particulièrement je trouve qu'il est un très bon moyen de communication pour promouvoir des activités. De plus, il peut aussi faciliter la création de mouvements sociaux militants sur une cause commune qui peuvent amener à un changement dans la société. Au même temps, il peut faciliter la prise de pouvoir des citoyens à travers le débat sur les différentes politiques, comme nous avons imaginé dans notre dernier article de groupe. Il est donc une ressource très intéressante, mais a utiliser avec précaution. Je dis précaution, car de plus en plus nous entendons parler d'internet et même les plus jeunes enfants maîtrisent cet outil tout seuls. Comme j'ai pu constater internet est une bonne façon pour se faire un réseau social, mais il faut être attentif que ce «réseau virtuel» ne remplace pas le réseau social réel. Et c'est là que ma réflexion personnelle sur le Web 2.0 reste toujours ouverte par rapport à cet outil. 

 

Pour ce qui concerne l'activité en soit, j'ai bien aimé de pouvoir connaitre un nouvel outil comme le blog en le faisant pratiquement. Il était intéressant d'aller visiter aussi les blogs des autres de la classe, même si je dois dire qu'après les premiers articles je n'ai plus pu aller voir car le travail demandé par l'ensemble des modules de ce semestre était chargé.

 
J'aimerais remercier mes collègues de groupe Joëlle et Marie, parce que je trouve que nous nous sommes bien organisé dans cette activité et que nous étions complémentaires dans notre dynamique de travail.

Pour finir merci beaucoup aussi a vous tous qui nous avez suivi en lisant nos articles!

Fabia

Conclusion - Joëlle


Chères lectrices, chers lecteurs,

Ma contribution à ce blog touche à sa fin. Cet article à doc pour ambition de conclure cette aventure en décrivant ce que j'ai pu retiré de cette expérience.



Tout d'abord je dois bien vous l'avouer, bien que cela sorte un peu de l'ordinaire de nos jour, je n'avais, auparavant, jamais participé à la vie d'un blog. Bien sûr, étant ado, j'entendais en permanence parler de blog, de ces espaces particuliers, souvent utilisés comme un journal intime en ligne. Seulement moi, quand j'avais quatorze ans, mon journal intime, l'était, intime. Pas question de partager ou de mettre sur la toile les moindres de mes états d'âmes ou photos.
Pourtant qu'une dizaine d'années plus tard, j'apprends un matin que la modalité d'évaluation d'un de mes modules porte, justement, sur l'élaboration d'un blog et d'une réflexion autour des possibilités et enjeux du web 2.0.
« Bon, (me dis-je,) le web 2 quoi ? »


Quelques articles lus sur le sujet et discussion avec mes collègues plus tard, je me lançais.
J'ai vite découvert, que finalement, un blog c'est hyper modulable, et qu'il n'est nul besoin d'être un crac en informatique pour rapidement en maîtriser les nombreuses possibilités.
Il est effectivement assez facile d'y poster articles, vidéos ou photos. J'ai également été surprise par le plaisir que j'ai pu trouver à signer des articles, qui, ne sait-on jamais, seront éventuellement lu par d'illustres inconnus.
Je ressens également actuellement, cette mise en lien qui peut être favorisée par l'entretien d'un blog ou les différents administrateurs peuvent tour à tour poster, tandis que les internautes ont la possibilité de profiter de ces postes, mais également de les commenter.
Je pense que ces plateformes représentent une opportunité de partager des idées, d'interagir, de créer le débat.
Et puis le contenu de nos blogs fut également pour moi une révélation : investiguer le web 2.0, en découvrant plus précisément ce qu'il est, même s'il faisait déjà partie de mes habitudes de vie, sans que je n'en ai réellement conscience. J'ai pu également porter mon attention sur les limites et parfois même les dangers qu'il représente, car même si on a parfois l'impression de comprendre et de maîtriser les différents accessoires de ce web interactif, je me suis suis rendue compte que bien souvent notre vigilance laisse place à nos habitudes et que finalement, résident souvent de véritables enjeux derrières les gestes anodins.
J'ai été particulièrement marquée par les vols d'identités perpétrés sur les différents réseaux sociaux, mais surtout par les conséquences que ces larcins peuvent entraîner. J'ai pu par ailleurs, mesurer l'implication de la vie virtuelle dans la vie réelle, notamment par le témoignage (via reportages), de certains jeunes proche de la dépression suite aux désormais fameux « anti-buzz », et de l'inapplicable droit à l'oubli dans ces cas particuliers.
Ce genre de dérives du web 2.0 continuent à m'interroger. En effet, s'il permet une large palette de possibles et s'il semble être LE phénomène de société du XXIème siècle, s'il semble être l'espoir d'une remise en lien des individus, il ne semble pas pour autant échapper aux revers de la collectivité ; si les uns se sentent plus unis, les autres se sentent exclus, ou le sont.

En tant que travailleur social - et plus particulièrement - qu'animateur socioculturel, je pense qu'il fait partie de notre mandat de se pencher sur cette problématique notamment. Ces différentes possibilités que présentent le web 2.0 sont réellement une chance à saisir pour épauler notre action professionnelle, car on l'a vu, elles favorisent souvent l'échange d'idées ou de ressources, la mise en lien, encouragent la participation, permettent de sensibiliser, de mobiliser, de se réunir autour d'un intérêts commun. Pourtant, le fait que la toile soit un espace aussi vaste qu'ingérable implique également qu'il en devienne, en partie, un espace de non-droit, ou fleurissent les désinhibitions et ou les frontières de l'inacceptables sont repoussées.

Je suis donc intimement convaincue qu'il faut prendre désormais encore plus garde ou bouc émissaire ou autres laissés pour compte, car si l'enfant laissé seul dans un coin d'un centre de loisirs est rapidement identifié, il n'en va pas du même ordre lorsqu'il s'agit d'internet !
En bref, le web 2.0 : à manier avec une certaines prudence, mais outil très pertinent, et certainement déjà un peu le futur!


 Alors, soyons pas réac' ! :-)

ABE

Joelle


Joëlle

mercredi 25 avril 2012

Quand internet se mêle à la politique...

Il y a moins d'un mois, chacune d'entre nous, avait présenté un aspect du Web 2.0 en lien avec l'animation socioculturelle. Fabia proposait le thème du marketing social avec l'exemple de Vol Spécial, Marie explicitait l'échange d'informations locales avec le Lausannebondyblog et Joëlle nous montrait comment internet peut favoriser la mobilisation en nous parlant du Couchsurfing. Tous ces thèmes ont un point commun au moins: la mobilisation d'un collectif ayant un intérêt commun.
Pour nous, l'animation socioculturelle doit offrir des espaces permettant aux individus de se regrouper pour défendre leurs intérêts communs ou/et de leur donner la possibilité de s'organiser pour mener une ou des actions.

Aujourd'hui, nous allons nous concentrer sur un exemple fictif pour vous illustrer la manière dont l'animation socioculturelle peut jouir de l'utilisation du Web 2.0. En effet, il nous apparaît aujourd'hui essentiel de pouvoir tirer profit de la nouveauté et du progrès afin de remplir au mieux nos buts socioculturels. Dès lors, nous imaginons un outil permettant d'encourager les individus à devenir davantage citoyen. Effectivement, comme nous l'avons longuement abordé lors d'un cours sur la participation, l'incitation et la mobilisation, l'animateur socioculturel doit, s'il souhaite promouvoir la démocratie, permettre que le débat politique s'installe dans l'espace public. Or, très souvent, les individus ont de nombreuses raisons de ne pas s'engager dans telles associations, tels mouvements politiques, ou telles organisations publiques. Il manque également parfois de temps pour s'informer sur les questions et les enjeux politiques et notamment sur les votations à venir. N'oublions pas qu'en moyenne les suisses travaillent 42h par semaine! Aussi, il arrive que le débat politique s'étouffe sous le poids de la surreprésentation des discours dominants, émanant des partis possédants les plus importantes ressources financières, matérielles et humaines.
Les valeurs sous-tendues par l'action des animateurs socioculturels impliquent de se préoccuper de la participation des citoyens à la démocratie. Effectivement, comment les individus pourraient-ils s'approprier leur société s'ils ne votent pas, ou s'ils ne se positionnent pas politiquement? Une autre question se pose à nous : comment les citoyens peuvent-ils participer aux débats ou/et aux votations si les problèmes sont posés de manière trop complexe ? Les stratégies des partis ne laissent-elles pas davantage de place à la peur ou à la haine par la propagande d'affiches provocatrices plutôt qu'à de véritables débats? 



Face à cette difficulté de pouvoir jouir réellement des droits et devoirs de participation liés à la démocratie, nous avons envie de proposer une solution socioculturelle en créant un espace sur internet favorisant le débat politique.
Ainsi, nous proposons de créer un forum où la liberté d'expression est le principal objectif. Chacun pourra venir ajouter un commentaire, fournir des documents en ligne, et surtout débattre sur les thématiques politiques actuelles. Le but est ici d'offrir un espace virtuel neutre, sans attaches avec tel ou tel autre parti politique. Dès lors, nous serons loin du marketing social décrit par Fabia dans un des article précédent. Effectivement, l'objectif serait davantage de conduire les individus à se défaire de la propagande des partis afin de construire leur propre pensée et opinion.
Au contraire, cela rejoindrait davantage l'exemple du Lausannebondyblog proposé par Marie, dans lequel les citoyens sont amenés à se prononcer sur leur vie dans la cité. Néanmoins, ce forum axerait son contenu uniquement sur le débat politique.
Les valeurs du Couchsurfing, expliquées par Joëlle dans son dernier article, nous permettent d'illustrer également cette volonté de discussion et ce besoin des individus d'être en lien, pour investir « le vivre ensembles » et les différents espaces publics, car selon Couchsurfing, « si suffisamment d'entre nous bénéficiaient de ce genre d'expériences, nous pourrions peut être commencer à vivre dans un monde ou les gens se sentent plus en connexion, malgré leurs différences. Ces connexions nous aident à apprécier la diversité et à construire une communauté globale qui est inspirée à rechercher l'harmonie lorsque les conflits surgissent ». 


En effet, en créant un forum favorisant le débat politique, nous souhaitons créer l'harmonie lorsque des conflits politiques surgissent. Le conflit nous paraît essentiel dans une démocratie, parce que justement il permet d'engager la discussion! Ainsi, il nous semble essentiel de mettre en lumière les conflits politiques, non pas par une série d'affiches dans la cité, où les connexions entre les intéressés ne se font qu'à travers la propagande mais où celles-ci se confronter lors d'un débat favorisant la rencontre de valeurs divergentes !
Dans ce contexte, l'outil du Web 2.0 peut devenir un allié important pour l'animateur socioculturel. Il peut permettre d'offrir un espace virtuel où chacun est libre de soumettre ses opinions et de les défendre. De plus, il offre une grande accessibilité et permet à chacun de participer aux débats sans avoir besoin de s'engager dans une association ou un parti politique !


Pour dernier exemple, nous pouvons citer les révolutions arabes qui, on le sait, on jouit d'internet et du Web 2.0 pour mener à bien leurs objectifs...


Alors le web 2.0 serait-il le nouvel outil de mobilisation politique ?

mercredi 4 avril 2012

Le web 2.0 – une nouvelle possibilité de créer des réseaux de ressources

L'effort de définition de l'animation socioculturelle s'avère être un périlleux exercice pour les professionnels eux-même, qui souhaitent rendre visible leur profession et les finalités et valeurs qu'elle sous-tend. Il est particulièrement intéressant, avec la définition que nous vous avons présenté dans l'article d'introduction, de considérer comment cette profession est perçue et présentée par le grand public.
Car si Wikipédia correspond certes à une encyclopédie, elle se différencie cependant par sa forme. Il s'agit en effet d'un wiki, c'est à dire d'une ressource en ligne dont les pages et définitions sont co-écrites par les internautes et « dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques » (wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wiki)



Ainsi, cet outil appartenant au web 2.0 nous permet de prendre conscience et de connaître la perception de notre profession. Selon la définition, nous comprenons donc que parmi d'autres aspects, une constituante fondamentale identifiée dans l'animation sociocuturelle s'articule autour du la mise en lien. En effet, selon l'article posté sur la ressource en ligne «sa spécificité réside dans le fait que les participants établissent entre eux des rapports dont découlent pour eux des bénéfices : l'activité elle-même, le développement personnel et le renforcement de leur réseau de sociabilité.
L'animation socioculturelle permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie.»

Cet article propose donc de traiter de cet aspect particulier de la profession, de cette mise en lien exercée par l'animateur, avec pour conséquence le développement des relations sociales et du renforcement des réseaux de sociabilités. Il est alors intéressant de réaliser l'importance que peut prendre le web 2.0 dans ce mandat et quel outil tant efficace que professionnel il peut s'avérer devenir pour tout animateur socioculturel qui sache le manier en tenant compte de ses différentes possibilités, ressources et limites.




S'il parait difficile de faire un catalogue exhaustif des différentes possibilités qu'offre le web 2.0 de créer des réseaux, je pense intéressant, ici, de se pencher sur les formes participatives et les démarches communautaires qui ont abouti à la création de plateformes de ressources en ligne.

D'un côté, il y a donc, l’inépuisable offre des divers outils collaboratifs :
Cette catégorie recouvre tous :
  • les outils de communication de base (exemple : messagerie, chat, messagerie instantanée, etc.)
  • les outils de travail partagé (exemple : édition partagée, forums, etc.)
  • les outils de "Knowledge Management" (gestion de la connaissance, traduit grossièrement). Par exemple ; les bibliothèques, les wikis, les FAQ, etc.
  • les outils de workflow (flux de travail). Par exemple, les outils de gestion de projet ou les agendas partagés.1
En fait, si cette catégorie d'outils répond effectivement à un besoin d'être en lien et facilite le travail des collectivités et très certainement de l'animateur socioculturel (notamment par les outils du workflow), elle résulte cependant d'avantage d'une volonté d'organiser et de dynamiser le travail d'équipe, et correspond bien souvent, à l'ensemble du réseau intranet des différents groupes de travail, au sein de l'institution, de l'entreprise voire de l'espace public.


D'un autre côté
il y a alors tout une autre catégorie de plateformes qui répondent précisément à cette exigence de se mettre en lien pour accroître le « potentiel social » de chacun et ainsi garantir un plus grand accès à différentes ressources, en renforçant les réseaux, en développant les relations sociales et la solidarité.

C'est dans cet esprit que se sont développées les différentes plateformes sociales d'échange en ligne de tous types de services et de biens.
J'ai choisi de vous présenter un échantillon de ces plateformes, en sélectionnant deux que je connais et affectionne particulièrement :
  • SEL suisse


Qu'est ce que c'est ? :


« Le Système d’Echanges Local [(SEL) est une association qui] organise de manière souple et conviviale les échanges locaux de services, de compétences et de biens. Il coordonne des offres et des demandes, permet aux gens de se rencontrer dans un réseau et valorise des savoir-faire. (...)
Les initiateurs [du SEL] cherchaient une manière de réinsérer dans la vie économique des personnes laissées pour compte. Il s’agissait de permettre à tous d’accéder à un certain nombre de services, malgré la pauvreté et le chômage, de revaloriser les compétences de chacun et de renforcer le lien social. » (http://www.sel-suisse.ch/index.php)
L'origine du premier SEL est due à l'impulsion de l’« Alliance paysans – écologistes – consommateurs »2, association regroupant des organisations d'agriculteurs, de consommateurs, d'environnementalistes et ayant pour objectif la promotion d'« une agriculture respectueuse de l'environnement, des territoires, des hommes et de favoriser le développement des productions de qualité reflétant la diversité des terroirs et la variété des savoir-faire ».(http://alliancepec.free.fr/) L'Alliance, outre ce projet de plateforme, est à l’origine de divers projets dont, notamment, de la distribution de paniers de légumes.
Grace à l'association, les agriculteurs ont, dès l'origine du mouvement associatif, bénéficié d'une plus grande garantie d'écouler leur production, avec en parallèle, une possibilité pour les chômeurs d'avoir accès à une alimentation de qualité, contre des services rendus. « Des personnes, à l’assistance depuis longtemps, purent valoriser des compétences et retrouvèrent une vie sociale bien remplie. Les voisins firent connaissance et un véritable réseau prit naissance. » (http://www.sel-suisse.ch/index.php)
Aujourd'hui, cette solidarité s'est élargie et s'applique outre le domaine de l'agriculture. Ainsi, pour toutes sortes d'activités et d'échanges s'effectuent et s'organisent via le net.
Leurs valeurs :
« La convivialité et la solidarité sont très importantes dans les systèmes d’échanges locaux. L’association SEL favorise les contacts entre ses adhérents. Elle propose diverses activités, assemblées, fêtes, repas, pique-niques et autres, qui donnent aux membres l’occasion de se rencontrer.
Echanger, c’est aussi développer la solidarité, découvrir l’autre, entrer en contact avec cette personne que nous croisons chaque matin et à laquelle nous disons seulement bonjour. C’est apprendre à la connaître, découvrir ses compétences, lui demander un service, lui offrir les siens. Proposer ses services c’est aussi prendre conscience que chacun de nous a des compétences et que ces compétences nous pouvons les mettre à disposition des autres et de la collectivité. » (http://www.sel-suisse.ch/index.php)

Ils en parlent :

« Basé sur le principe d’échanges de services, le S.E.L a également pour objectif de tisser du lien social ainsi que de favoriser les rencontres et la solidarité entre nos citoyens.
Aide en peinture, en jardinage, en cuisine, en couture, en informatique, échange de légumes, de fruits, de vêtements, … sont autant de petits services qui peuvent être partagés. »
http://leblogdefred.be/2011/11/09/s-e-l-systeme-dechange-local/

  • Couchsurfing



Qu'est ce que c'est ? :

Couchsurfing est une site de rencontre pour les voyageurs, grâce auquel il est possible à tout "backpacker" de trouver une « couch », autrement dit, un canap', bref un lieu pour dormir.
Mais en réalité, la philosophie n'est pas tant de trouver un endroit gratuit pour dormir mais bel et bien d'ouvrir le monde, de le rendre accessible, et de favoriser la rencontre entre voyageurs et locaux, entre cultures, et ou chacun peut découvrir l'autre.
Le couchsurfing est une communauté et un mouvement, c'est une nouvelle manière d'envisager le voyage et les rapports humains.
Au sein de la communauté, il y a rencontre entre les hôtes – qui offre une petite place de leur chez eux pour accueillir un voyageur- et les voyageurs qui cherche une autre façon de découvrir une ville ou une région. En fait, l'échange se fait bien souvent au delà du simple logement : l'hôte se propose très souvent de faire découvrir sa région, avec ses particularités, ses moeurs et coutumes.
Il y a aussi, chez les couchsurfeurs, des membres qui ne sont pas en mesure d'offrir une place chez eux, ou de voyager, mais ils ont cependant un rôle à jouer, il peuvent se proposer disponible sur leur profil pour « prendre un caffé » et permettre ainsi au voyageurs, de rencontrer « des locaux » d'avoir une personne de contact là ou ils arrivent.
Le site met également à disposition des forums où des groupes s'organisent en fonction d'intérêts ou d'évènements.
Le couchsurfing permet donc la mise en lien, facilite les rencontres et encourage les échanges.

Leurs valeurs :

« Si suffisamment d'entre nous bénéficiaient de ce genre d'expériences, nous pourrions peut être commencer à vivre dans un monde ou les gens se sentent plus en connexion, magrés leurs différences. Ces connexions nous aident à apprécier la diversité et à construire une communauté globale qui est inspirée à rechercher l'harmonie lorsque les conflits surgissent » 
( traduit de l'anglais tiré de http://www.couchsurfing.org/about.html/mission)



Ils en parlent :


Dans le même genre, homelink, site et réseau en ligne d'échange de maison

Ces sites sont basés sur une certaine conception du lien social et sur la solidarité. Avec l'aide de ce genre de plateforme, les utilisateurs se voient offrir de nouvelles possibilités, en repoussant le domaine de l'impossible, par une multiplication de leur ressource et une augmentation de leur pouvoir d'action, grâce à l'incroyable réseau dont ils font désormais partie.

S'il est vrai qu'à l'heure de la mondialisation, la question du « vivre ensemble » se repose, avec un rythme de vie toujours plus frénétique et des tendances individualistes qui en découlent, il semble cependant qu'en parallèle de certaines complexifications de la cohabitation parfois décriées, s'inscrit une autre vision, celle d'une appartenance commune à un certain « village global ». Ainsi, co-construire, partager, échanger semblent autant de façons d'incarner ce nouveau « vivre ensemble » et de requestionner en permanence la solidarité et le lien qui nous unit.

Si les exemples présentés dans cet article ne sont pas spécialement initiés par des animateurs socioculturels, il n'en reste pas moins qu'il s'inscrivent précisément dans les finalités de l'action professionnelles de ces derniers. Ainsi, pourrait-ont dire, l'idéal visé est atteint, puisque l'autonomie tant prônée pour les bénéficiaires, s'est instaurée d'elle même et naturellement. Je pense que les futurs professionnels que nous sommes, avons pour exigence de nous représenter le potentiel de tels sites de partage afin de pouvoir y recourir, ou/et pourquoi pas, s'en inspirer pour la création d'outils de travail, avec et pour nos « clients ». Ils sont, en outres, une illustration exemplaire de participation et d'action collective.




Joëlle

1http://ser-info-02.ec-nantes.fr/users/info3/weblog/f2380/Panorama_des_outils_de_travail_collaboratif__definition_et_grands_types.html
2http://alliancepec.free.fr/



Action Collective?

Pour ma part, je vais présenter ici un sujet peut-être moins connu et populaire que celui décrit ci-dessous par Fabia. Il est ainsi intéressant de voir comment le web 2.0 peut prendre différentes formes!

Dernièrement, et tout à fait par hasard, j'ai découvert le Bondy Blog. J'ai été très vite intéressée par la démarche: créer un blog destiné à raconter la vie d'une Ville. Le projet est né en France à la suite des émeutes de 2005. Son but est de mettre en lumière différents aspects d'une ville et surtout de faire entendre la voix du peuple!

Le Bondy Blog est alors devenu très vite populaire et suivi par de nombreuses personnes.  Il est intéressant de constater qu'il s'insère dans des enjeux aussi bien sociaux que politiques.  En effet, son objectif est de tenter de libérer la parole en donnant un espace d'expression aux quartiers populaires! Le blog est dans ce contexte un lieu d'échanges, de revendications, voir de protestations. Il tend à favoriser l'expression de la citoyenneté et de la démocratie via un espace virtuel gratuit.

Tout comme Marseille, Lyon, Vernier ou encore Dakar, Lausanne a depuis 2008 son Bondy Blog:


L'objectif de Lausanne Bondy Blog est de "raconter Lausanne autrement". 
Ainsi, toute une équipe de bloggeurs postent divers articles concernant les quartiers lausannois, les projets culturels de la ville, les aspects politiques et sociaux de la commune, ou encore des articles présentant les cafés de la ville, les libraires, etc. 
Dès lors, les bloggeurs de Lausanne Bondy Blog nous permettent de voir l'actualité sous un angle local. Par exemple, un article fait référence aux tueries qui ont bouleversées Toulouse dernièrement en mettant en lumière le travail réalisé par deux lausannois: un film documentaire sur la culture musulmane:


Nous voyons, à travers la démarche de Lausanne Bondy Blog, comment le web 2.0 peut devenir un outil pour toute personne désirant rendre visible ses opinions. Aussi, l'équipe du blog invite son public cible, les lausannois, à créer une communauté d'individus désirant traiter l'information de manière personnelle et locale.
Les articles peuvent être commentés par les internautes:  il y la possibilité d'interagir avec le contenu ce qui est une des caractéristiques du Web 2.0!


Quand je tombe sur ce genre de page web, des questions me viennent toujours à l'esprit...Comment exploiter les outils du Web 2.0 pour l'animation socioculturelle? Le web 2.0 est-il un bon moyen pour mobiliser les individus? Peut-on créer des communautés par ce biais? 
Pour moi, l'animation socioculturelle c'est, entre autres, permettre aux individus de se rassembler, de se mobiliser pour une cause commune! Alors, lorsque je vois ce genre de blog, avec des individus qui s'investissent pour poster régulièrement des articles réfléchis et intelligents, je me dis qu'on a tout à gagner à tirer profit de cet outil actuel. À mon avis, ce blog bien qu'il ne soit pas défini  formellement comme tel, peut être perçu comme une action collective.

De plus, je trouve la démarche de Lausanne Bondy Blog particulièrement intéressante de par son aspect local. En effet, nous avons souvent tendance à voir internet comme un moyen d'interagir avec le monde entier, de voir l'actualité qui se déroule de l'autre côté du globe, de communiquer via Facebook ou Skype avec notre frangine ou amie qui fait ses études en Australie, etc...
Et si on pouvait aussi utiliser internet et plus précisément le Web 2.0 pour se rencontrer entre habitants de la même ville? Ne serait-ce pas enrichissant de créer des communautés locales via des blogs, des forums, des comptes facebook, et j'en passe? 
Pour ma part, je pense que la démarche de Lausanne Bondy Blog fait tout à fait sens et que nous avons tout à apprendre en tant qu'animateur socioculturel de tel projet! Ainsi, le Web 2.0 peut devenir, à mon avis, un outil de création de liens entre individus partageant les mêmes intérêts, et ce de manière locale! 

D'ailleurs, pour ceux qui ont encore le courage de lire un dernier article du Lausanne Bondy Blog, vous trouverez ici un lien intéressant. En France, le Bondy Blog est subventionné par l'état. Dans ce contexte, Marine Le Pen a traité la démarche de communautarisme! Alors est-ce que le Web 2.0 n'est pas ici une forme d'action collective et de travail communautaire? 


A bientôt! 

Marie








Le marketing social dans le Web 2.0... un exemple Suisse

Pour faire suite à nos articles postés précédemment, je vais présenter ici un sujet libre afin d'approfondir comment le marketing social est utilisé dans le Web 2.0.

Comme de nombreuses personnes aujourd'hui, je possède moi aussi un compte Facebook.  Ainsi, presque tous les jours je découvre une vidéo ou une site internet partagé par mes amis qui parle d'une problématique sociale ou revendique une injustice dans ce monde.


Un exemple actuel est la campagne que Fernand Melgar est en train de faire suite à son film «Vol Spécial».

Son film a été présenté pour la première fois au 64ème Locarno Film Festival en août 2011 et depuis sa première diffusion, il a lancé une polémique sur la politique d'asile en Suisse. Plus précisément, ce film a été réalisé dans la prison de Frambois à Genève, un lieu où les personnes migrantes sans statut légal en suisse sont incarcérées pour un temps indéfini, en attente d’être renvoyées dans leur pays. La finalité d’un centre  de détention administrative tel que celui de Frambois consiste à expulser de gré ou de force des personnes sans statut légal en Suisse. Dès lors, le film démontre et dénonce les injustes mesures que la Suisse met en œuvre pour cette population. De plus, nous voyons dans ce film que les migrants qui  sont détenus à Frambois n'ont pas commis ni de délits ni de crimes. Ils sont donc en détention administrative sans savoir quel sera leur futur proche. Ce film illustre les différentes étapes de la procédure d'expulsion jusqu'à l’étape finale qu'est le Vol Spécial. Pour finir, il démontre les exorbitants prix de cette mesure et surtout comment ces pratiques sont contre les droits de l'homme.  Voilà une reproduction de la preparation à un vol special:


Pour des renseignements supplémentaires je vous laisse aller voir le site internet officiel du film qui est beaucoup plus détaillé.

J'ai pris cet exemple, car je trouve qu'il montre clairmenent comment on parvient à rendre une problématique «cachée» visible au tout public non seulement dans les cinémas, mais surtout par le biais du  Web 2.0. Différents journaux ont parlé de ce film et, comme je l'ai dit précédemment,  la polémique positive ou négative a donné encore plus de visibilité à cette problématique. On peut ici voir des exemples d'articles ou de dossiers de presse:
  

Il y a également eu beaucoup de réactions de différents personnages politiques suisses suite à ce film, même la Présidente de la confédération suisse en 2011 Micheline Calmy-Rey a déclaré «La mort de personnes sur des vols spéciaux n'est pas conforme à la tradition humanitaire de la Suisse». 
 



J'ai choisi cet exemple aussi parce que suite à son film Fernand Melgar a décidé de continuer de mener son projet. En effet, le réalisateur est allé à la rencontre des personnages principaux du film, et plus précisément ceux renvoyés dans leur pays d'origine, afin de voir ce qu'ils sont devenus. De plus, il a décidé de rendre public ces histoires à travers un Webdoc «Vol Spécial Que sont-ils devenus?». Ce Webdoc vient de sortir en ligne le 28 mars 2012, jour où son film est passé à la TV romande RTS 1.



Ce Webdoc est ainsi, à mon avis, un bon exemple de marketing social dans le Web 2.0. Comme nous pouvons le comprendre dans la définition de Wikipedia1, «Le marketing social recourt aux principes et aux techniques du marketing dans le but d’amener un public cible à accepter, rejeter, modifier ou délaisser volontairement un comportement dans son intérêt, dans l’intérêt d’un groupe ou dans l’intérêt de l’ensemble de la société.»

Nous avons aussi pu constater dans le cours de Mme Mean2 que «le but du marketing social est de modifier des attitudes ou des opinions et créer une adhésion.». A cet effet une pétition électronique contre les vols spéciaux a été lancé le 30 septembre 2011 et a récolté plus de 5300 signatures en deux mois. Cette pétition était adressée à l’attention du Conseil fédéral, de la cheffe du Département fédéral de justice et police, Madame Simonetta Sommaruga, et des autorités cantonales concernées. Je vous laisse voir la réponse sur le site suivant:




Je trouve donc que cet exemple du film Vol Spécial montre bien comment le marketing social  destiné à un public large, qui est celui du Web 2.0, permet  de rendre visible une situation sociale injuste que la population Suisse pourrait changer. La pétition qui a suivi cet événement en est la preuve.
 
Le Web 2.0 est fondamentale dans cette situation précise car Fernand Melgar avec ses 4996 amis en Facebook et 302 personnes qui reçoivent ses mises à jours (constaté le 3 avril 2012), utilise beaucoup cet outil du Web 2.0 pour faire connaître sa cause, son film et son Webdoc. 

Sincèrement avant ce film je n'avais jamais entendu parler des vols spéciaux et avec cette campagne j'ai découvert une problématique réelle "cachée" en Suisse, sur laquelle le peuple Suisse aurait la possibilité d'agir.

Il y a de nombreux autres exemples qu'on pourrait prendre pour démontrer comment le Web 2.0 est vraiment un outil de communication direct et efficace. Pour conclure, je vous en propose un dernier: la vidéo de Kony qui est diffusée depuis quelques semaines sur internet:


KONY 2012 est un film et une campagne d'Invisible Children (Enfants Invisibles en français) qui a pour but de rendre Joseph Kony célèbre, non pas pour le glorifier, mais pour apporter  soutien à son arrestation et créer un précédent pour la justice internationale.

Ainsi, je peux donc affirmer que pour les travailleurs sociaux, le Web 2.0 est un bon outil pour démontrer ou dénoncer des inégalités à un public large comme celui utilisant le Web 2.0 et plus particulièrement par le biais des réseaux sociaux qui sont une grande ressource pour le passage d'informations.


Bonne lecture des autres articles et à bientôt :-) :-)


Fabia


mercredi 21 mars 2012

Les risques et dangers du web 2.0








On l’aura compris, le web 2.0 est une véritable innovation dans le monde de la communication et révolutionne véritablement nos comportements sociaux. S’il offre une quantité de possibilités, il n’en reste pas moins un outil complexe que l’on ne connaît qu'encore relativement mal. Mais alors, utiliser un outil que l’on ne maitrise pas, cela ne constitue-t-il pas un danger ?
En effet, on nous le dit et je vous le répète, le web 2.0 et ses différentes facettes peuvent aussi comporter un risque pour l’utilisateur.

Pour comprendre les divers enjeux et les différents risques qui en découlent, je propose de questionner l’essence de ce nouveau mode de communication et d’interaction sociale.
Il faut alors se demander ce qui plaît tant, dans cette nouvelle façon de communiquer, et sur quels principes cette frénésie du « tout savoir et tout dire, tout de suite », c’est implantée.
Rappelons nous alors de nos premières expériences du web 2.0, incarnée pour certains d’entre nous par les sites de « chat ».
Combien d’heure de combien de vie de jeunes adolescents ont été dévolues à l’exploitation du légendaire « caramail » ou autre « msn » ?
Et en tant que site appartenant à la genèse du web2.0, l’idée des forums de chat incarne la philosophie du web 2.0, l’idée d’être en lien et de communiquer en tant réel.

Avec ce genre de sites, les risques « de premières lignes » sont vite perçus, identifiés et relayés : derrière un pseudonyme et un profil se cache n’importe qui, et gare aux abus de confiance. Le public cible est un public jeune et naïf, d’adolescents, voire parfois d’enfants, et la prévention contre les délinquants sexuels devient rapidement une préoccupation importante.

Control parental – prévention :



Voir une fiction émouvante, TRUST :

Le chat, cependant, semble extrêmement bien répondre et combler le mal du siècle : l’isolement. Les jeunes ressentent un besoin toujours plus intense d’être en lien et de se rendre visible, comme pour réaffirmer leur individualité et leur refus d’être noyé dans la masse. Un véritable désir de sortir de cet isolement pour être en lien avec ses connaissances et contacts est alors affirmé, exprimant l'envie de faire de nouvelles rencontres, d’élargir son réseau, de se faire de nouveaux amis, ou, pourquoi pas de trouver l’amour. Pour ce faire, il faut alors se montrer et non plus se cacher. Les pseudonymes troquent paisiblement leur place au véritables noms et prénoms, et les profils s’étoffent de détails tant personnels que croustillant, puisqu’il faut, dans la masse, être particulier, captivant et « accrocheur ».
Dans la même idée, chacun semble passer une part importante de sa vie sociale sur les réseaux en ligne, pour informer les autres sur sa vie, mais également s'informer sur celle des autres. Le lien social change donc de nature, et le rapport virtuel prend une nouvelle dimension. Cela implique que désormais, les utilisateurs doivent également gérer leur « identité virtuelle », penser à l'image qu'elle véhicule, et la protéger, car le vol d'identité est désormais plus facile que jamais et peut potentiellement avoir de graves répercutions tant psychologiques que sociales pour la victime.



Sur facebook, les photos, vidéos et autre expressions d'états d’âme se multiplient et se partagent, faisant de chaque « face user » le rédacteur en ligne de son journal intime ouvert sur le monde.
La sphère privée prend une toute autre dimension, et ce si rapidement, que personne ne prend véritablement le temps – a priori - de se questionner sur les risques que cela implique, directement et indirectement.
Pourtant, les questions relatives à la protection de données ne tardent pas à se poser, et le contrôle échappe petit à petit des mains des utilisateurs.
Vous qui avez certainement lu attentivement les nombreuses closes et conditions d’utilisation de facebook, êtes-vous bien certains d’avoir saisi vos droits concernant le partage de vos données personnelles, publiées par vous mêmes ou par d’autres utilisateurs ? Savez-vous que vos photos deviennent la propriété de facebook une fois postées ? Avez-vous conscience que certaines des informations que vous fournissez sont vendues à des entreprises commerciales afin qu'elles puissent mieux cibler votre profil de consommateur et ainsi vous proposer directement des offres susceptibles de davantage vous intéresser ?
Ainsi donc, sphère privée et sphère public, se confondent et s’entremêlent, avec pour conséquence une perte de propriété sur des données personnelles.



Les différents site sociaux sont également devenu une source de données simple d’utilisation, complète et efficace utile aux recruteurs, employeurs ou même service gouvernementaux. Il est donc clair qu’il devient impératif de surveiller son image, car n’importe quelle vidéo postée aujourd’hui, peut potentiellement devenir un fardeau demain.
Cela est d’autant plus vrai lorsque l’on sait que sur la toile, rien ne disparaît jamais vraiment, et que si le « droit à l’oubli » prend naturellement sa place au sein des mémoires collectives, il en sera différemment avec le web 2.0.
Ainsi, ces outils intéressant peuvent également devenir des pièges par lequel les utilisateurs se sentent traqués, et plutôt que de favoriser la mise en lien, ils peuvent véritablement isoler.


Le buzz est un exemple particulièrement parlant de ce paradoxe délicat : s'il permet beaucoup de belles choses, comme de par exemple lancer de jeunes artistes, il peut également être un fardeau très lourd à porter lorsqu'il est le résultat d'une raillerie à échelle internationale, devenant ainsi un « anti-buzz ». L'anti-buzz, véritable lynchage médiatique, plus que douloureux, peut parfois avoir des conséquences tragiques sur la santé mentale et plus largement sur « la vie normale » pour qui est l'objet de la moquerie.

Citons ici le cas de Ghyslain Raza et Amandine du 38:
http://www.youtube.com/watch?v=9bVpsnMMS7A

Là encore, le droit est inefficace, car ces phénomène sont jeunes, et l'évolution des législations lente, ce qui fait que finalement, aucune véritable protection ne couvre les utilisateurs qui changeraient d'avis et qui voudraient redevenir maître de leur droit à l'image.

La seule solution pour correctement se protéger semble donc de toujours bien réfléchir à ce qui est posté en ligne, qu'il s'agisse de vidéos, de photos ou de paroles, car poster, c'est se déposséder. Et ce, rappelons le, dans un contexte ou le droit à l'oubli n'existe plus. Réfléchir donc, a l'implication immédiate mais future également, car nul ne sait de quoi sera fait demain.
Pour les animateurs socioculturels, cela prend tout son sens lorsque nous pensons à l'importance pour les professionnels de la branche de bénéficier d'un réseau solide, auprès duquel il apparaît comme crédible et fiable.


Il est vrai que l'essentiel du travail que défend l'animateur socioculturel est possible grâce aux ressources dont celui-ci bénéficie, et parce qu'il peut nouer des rapports de confiances, tant avec les bénéficiaires qu'avec ses partenaires. Dans un tel contexte, il se doit de protéger son identité virtuelle, car elle est souvent la première fenêtre ouverte sur lui, et donc sur les projets dont il est le défenseur